Muteen 2 - Février 2004

LE JOURNAL DE FANNY (20 ANS)
(oui je sais, c’est énorme)


 Entre hier et aujourd’hui
Perdu 2 kg. Plus que 13, je suis presque à la moitié de la moitié de la moitié du chemin, pas de raison de désespérer donc.

Hier, j'ai fait (et réussi) mon premier pot-au-feu.Hier, je me suis faite peloter les seins de façon totalement désintéressée par mon partenaire de théâtre, et cette expérience m’a considérablement dépitée.N’étant plus à cela près, hier j’ai tenté le tout pour le tout. J'ai fait rigoler la rédac chef de Muteen et aujourd’hui, j'ai rendez-vous.


Bravoo, youpiii, applause, clap clap ! ! Jappe mon entourage, à qui je répète sans cesse que je suis prête à tout pour écrire dans ce magazine.
Aujourd’hui, le miracle a eu lieu, donnant tort à mes velléités de prétatoutisme, et surtout à mon ami Massimo, selon lequel (je cite) : « Ma chérrrie, dis toi qué coucher pour rrréoussir, c'est toujours oune boné moyen dé coucher. »

Dans ces moments là, on a besoin de ses amies.


 « Tou fé péter les nichones sourtout »
Merci massimo, mais j’ai dit amies (hi-heu-esse).


Il fut décidé en un sommet d’œstrogène, que nous porterons nos bottes roses en daim, ainsi que des vêtements pas trop corporate, pour éviter la confusion avec la candidate du service compta.
Pour le reste, une préparation digne d’un coaching de haut niveau : « tu proposes des articles, le courrier des lecteurs, les faux témoignages, tout ! ! Sois inventive, sois brillante, sois drôle, sois motivéééeeee, sois toi quoi ! ! ! »


… euh oui … euh …


Je suis arrivée en avance, relativisant au plus haut point le problème du temps qui passe indubitablement moins vite dehors en hiver qu’au chaud dans son lit.
Quand je suis entrée dans l’immeuble, elle était derrière moi, la rédac chef de Muteen, c’est plutôt bon signe si l’on ne tient pas compte du fait que j’ai omis de lui dire bonjour en lui tenant la porte, me faisant ainsi passer pour une polie-mais-associable de grande envergure.
S’en est suivie une bonne heure d’envoyage bouler selon un principe simple et immuable : mes sujets étaient chiants comme la mort, et les faux témoignages, c’est pas l’esprit-maison, madame.

Je suis partie sans la moindre idée de ce que j’allais bien pouvoir écrire.

J’allais relativiser, lorsque soudain ! Un doute affreux m’étreint. Un oubli. Impardonnable, inacceptable, inconcevable….


… J’ai oublié de lui demander où elle avait acheté ses bottes !


A suivre…

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