Une dernière dent

Publié dans Fannyversaires

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Lorsque résonna, aux alentours de la septaine trente, le doux ronronnement de mon téléphone portatif, je sentis qu'aujourd'hui était un grand jour, et pas seulement parce que la distance qui sépare le sommeil du sommeil risque d'être très grande.


Lorsque résonna, aux alentours de la septaine trente, l'incroyable tintamarre de mes sonneries hi-fi du matin, j'entamai dans la joie et la (les) graisse(s) le dernier jour de ma vingt neuvième année.

Oui, car demain c'est mon Fannyversaire.


Demain, lorsque résonnera la "saloperie de sa mère de merde c'est trop tôt" de réveil, j'entamerai de plein pied, sauf si je n'ai toujours pas ramassé les trucs qui trainent au pied de mon lit, auquel cas j'entamerai de la moitié de la plante de mon pied droit, le premier jour de ma trentième année.

Demain, j'ai 29 ans. Et si je n'ai plus toutes mes dents, je n'en ai pas moins de mordant. "Perdez vos dents sans perdre votre mordant", slogan officiel de ma trentième année assorti d'une incentive pertinente et bien sentie mais pas toujours sous les aisselles, en accord avec mes nouvelles fonctions ci après décrites "responsable éditoriale de sites web marchands", disant en peu de mots : "cette année, une Fanny offerte pour une Fanny achetée".

Oui, cette année, c'est décidé, je fais péter les scores en matière de calembours minables.

Ainsi, fi de résolutions, cette année je travaille pour un site de développement photos (t'as pisté le calembour ? Développement photo, résolution ... ha ha, je t'avais dit qu'à trente ans, t'es encore pas moins plus con qu'avant, mais en gros t'es pareil en plus vieux (donc pire) CQFD (Ce Que Fanny Démontre (fin des parenthèses)))).

Cette année, si je peux, et si j'ai envie, disons que ce serait bien que je fasse ça :


- Je promouvois activement LES LOCATAIRES, groupe de rock déjanté dont je vous parlais il y a fort peu, lequel est en train de cartonner dans tous le senonais, et que même que si ça te paraît con à toi, lecteur international, le senonais tu sais même pas ou c'est ben t'as tort, parce que tu sais pas ce que c'est que de chanter "Cayenne" (Mort aux vaches, ça te dit quelque chose ?) en terrasse, entouré d'enfants démoniaques (qui sont pour la plupart issus des membres du groupes, donc génétiquement rock N roll), et que tu dois veiller sur eux pendant que ces messieurs déguisés en soubrette te demandent de leur ramener une bière ... mais je m'égare un peu là ... je disais tu sais pas ce que c'est toi, un dimanche au soleil, devant un bon petit verre de Chablis, les chips à portée de main, toi qui fréquente des membres actifs de l'UMP et de l'UDF, toi qui te sens vaguement de droite, mais pas tout le temps, faut pas déconner, hein, ben tu sais pas ce que c'est que d'être un anarchiste une fois par semaine ? C'est fatigant et ça fait mal à la tête, c'est pourquoi cette année, je promouvois double.


- Je copierai cent fois le verbe promouvoir à la première personne du singulier.


- Je te promeus le sel aux baisers de ma bouche, je te promeus le miel à ma main qui te touche etc ... (et aussi une histoire de changer la couche, mais pour ça bon ... on en reparlera).

 

- Je fais plaisir à mon papa, d'une manière ou d'une autre, en étant capable de garder, au choix, un homme, un travail ou mon argent.

 

- Bon cette année je garde mon travail, ce qui implique forcément qu'il va falloir à un moment donné mais pas donné de bon coeur, abandonner l'idée de passer ma journée à écrire n'importe quoi sur des blogs quand bien même il s'agirait du mien, et penser sérieusement à exploiter les diverses compétences qui ont fait penser à un fou quelque part que ça pouvait valoir le coup de me donner un poste ci après intitulé "responsable éditoriale de sites web marchands".

- Je perds 10 à 20 kilos, parce que je vais avoir trente ans dans un an et un jour et qu'à partir de trente ans, les os sont moins solides et ça va pas en s'arrangeant, c'est la télé qui me l'a dit, et je crois ce que dit la télé puisque je suis dorénavant une ménagère de moins de cinquante ans.

 

A demain donc

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