Un lémurien (coincé) dans la trachée (ça recommence)

Depuis que ma formidable télévision est équipé en TNT, mes nuits, "c'est de la dynamite !" (Blague Belge).

Je passe mes nuits à me remémorer le doux temps de mon adolescence, joyeuse époque parsemée de boutons d'acné totalement disgracieux laissant sur la peau comme un reliquat de petite vérole collège, de foufoufou et du nez de Dorothée (qu'on se le dise).

Reste à savoir pourquoi diable, passe-je mes nuits à me remémorer la période la plus pénible de ma misérable existence faste de mes jeunes années, alors que je pourrais aussi bien faire des réserves de sommeil en prévision de journées de travail aussi enjouées que la perspective de me frotter la langue avec des orties productives ?

 

C'est à cause que sur AB1, toutes les nuits, ils repassent les séries télé qui ont rendus mon adolescence encore plus apathique rigolote ! 

J'ai nommé :

Le miel et les abeilles

Les années fac

Et surtout ze feurstouane, l'innénarrable Premier baiser. Dont le générique éponyme trotta longtemps dans toutes les têtes tagada tsoin tsoin.

 

Mais un jour le générique changea, car il y eut Luc, le copain de Jérôme, le mec de Justine, la meilleure amie d'Annette, l'ennemie jurée d'Isabelle, amoureuse de Jérôme qui est avec Justine, la cousine de Sandy, la fille de Roger, le mari de Machine, la tante de Suzy et Suzon, qui sont copines avec François qui est le copain de Luc, et de Jérôme, le copain de Justine, la soeur d'Hélène … et les garçons.

 

(Vous noterez la savoureuse et néanmoins subtile exclusion du problème de l'immigration dans le traitement télévisuel)

 

Et Luc, il chantait, enfin c'est Christophe Rippert qui chantait, mais pour la population cible de ces téle-novellas boutonneuses sponsorisées par Bensimon, Luc et Christophe Rippert, c'est bonnet blanc et polo Vichy.

 

Parce que si le prénom Luc flotte comme un remugle dans les souvenirs des anciens adeptes, je peux vous assurer que Christophe Rippert n'évoque rien à personne.

 

C'est vous dire comme "jouer dans premier Baiser" a été un atout dans le CV d'un comédien débutant.

 

J'imagine donc qu'aujourd'hui, Christophe remplit soigneusement ses demandes d'allocations en repensant au bon vieux temps où il fredonnait sous LA Mèche cette complainte coruscante qui depuis hier soir accompagne chacune de mes envies de meurtre heures.

 

 

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Luc, dont le nom complet était en vérité LUC NOT SNAD
et dont le FAN club est aujourd'hui dirigé par Rik.

 


C'est un amour de vacances,

Une histoire sans lendemain,

Mais à laquelle on repense,

Les yeux pleins de chagrin,

Avec la même insouciance,

 

(bon alors là je me permet de t'interrompre Luc pour te demander de bien vouloir avoir la gentillesse de m'expliquer comment foutre, peut-on avoir à la fois l'insouciance et les yeux pleins de chagrin à propos d'un éventuel lendemain ? Hein ? t'as pas l'impression d'avoir un peu forcé la rime au détriment du sens là Luc ?)

Reprenons

Avec la même insouciance, (donc)

Face au temps assassin,

Dont l'indolence Rend orphelin,

 

Hein ?

 

Il n'y a pas une seconde ou je ne pense à toi,

Et quand le tonnerre gronde,

J'entends le son de ta voix,

 

Tout à fait entre nous, ça fonctionne aussi quand tu fais des concours de prout avec ton pote Kéké ?

 

Cette voix unique au monde,

Qui me répète cent fois,

 

J'me taperais bien un grec salade tomate oignon, sauce blanche ?!

 

Je t'aime, je t'aime,

Ne m'oublie pas.

Si je pouvais t'oublier, mon petit Luc …

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