Du fun en bulle

Quoi vous dire quoi vous dire.

Alors que j'entamai, morose une longue période d'abstinence rédactionnelle, je m'étais jurée que mon grand retour ne se ferait pas sans une œuvre irrécusable de poésie. Un monument d'humour. Un sacrifice rituel sur l'autel du youpi tralala.


Ou alors j'avais prévu vous dire la taille du sexe de Vlad qui, vous l'aurez deviné j'espère, n'a pas été surnommé "l'empaleur" par Thierry Hazard (quand même cela se saurait).

Quoi qu'il en soit, il était prévu d'y remédier (à mon absence, pas à la taille du sexe de Vlad, qui, vous l'aurez espéré je devine, n'a pas été surnommé John Bobbit, encore …).

 

 

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 Vlad en pleine tentative de putsch vestimentaire

tentant d'introduire le lamé

dans les soirées de Hugues Hefner

 

 

Et normalement c'est là que théoriquement vous commencez à sentir poindre au tréfonds la sourde lourdeur indiquant avec certitude une proche déception.

Pourquoi elle dit ça Fanny ?

Hé bien, Fanny elle dit ça parce que si ce texte était son œuvre universelle, elle serait vendeuse de chewing gum à l'heure actuelle.


Et elle le sait, ça. Elle sait qu'elle a perdu son modjo, mais pas le groupe qui chantait "lady", l'autre, celui d'Austin Powers. Elle sait qu'elle a égaré son talent quelque part entre l'annonce d'une réduction exceptionnelle sur le papier toilette avec ta tronche dessus et la machine à café.

Alors elle a décidé d'écrire quand même, avec une résignation mêlée d'espoir. Espoir que peut-être, ses petits lecteurs adorés qu'elle chérit pourraient montrer un minimum d'intérêt pour sa vie.

 

Alors je me trouve là, à mon bureau, les mollets estouffant dans des bottes conçues par Guy Lux qui pour avoir humilié des générations de vachette, purge sa peine en enfer assigné à la création de bottes en simili cuir cuit (petit oiseau), l'œil droit pendouillant lamentablement au niveau du bajoue, ou de la bajoue, j'en sais trop rien, gauche tandis que l'autre œil, vif comme celui d'un fennec trépané, mène une lutte sans merci contre des soldats de plomb.

 

Depuis une sixaine de mois, ma vie n'est que succession de soucis et de pensées. J'ai fait un CAP jardinerie. Naaaan je déconne. Disons que le trésor public à développé cette année une véritable passion pour ma personne qui je dois le dire confine à la perversion. Outre quoi je partageais mon temps entre mon travail dans lequel je m'épanouis chaque jour un peu plus (surtout du ventre) et un travail de nègre-doux qui a sérieusement failli annihiler en moi toute notion de magnanimité.

 

 
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L'ogre, avant son café Grand-Mère
 

L'expression "une vie de merde" pourrait fort bien illustrer mes propos si seulement je n'étais pas persuadée qu'un résidu de fiente de caribou mort a une utilité en ce bas monde. Que moi non. Du moins pas ces six derniers mois.

 

Et pourtant (pourtant je n'aimeuh que touaaa), tout a changé. En quelques jours seulement. Ce qui ne signifie pas, loin s'en faut que je n'ai plus de dettes, mais que le sursis inhérent à mon changement d'adresse suffit à m'apporter un peu de sérénité, de laquelle j'ai honteusement abusé ce week-end en dépensant à peu près le PIB du Mozambique en alcool divers destinés à éluder toutes sortes de problématiques ("T'avais pas arrêté de fumer toi ?" "L'alcool me fait faire n'importe quoi mon pauvre ami").

 

J'ai notamment eu l'occasion de me rendre dans ma patrie d'adoption, l'Yonne sauvage et rigoureuse des conquérants du bar-tabac, pour y entonner avec entrain de fabuleuses mélopées anarchistes aux accents du bayou. Et non du Bayrou, qui n'est pas bourguignon.

 

Notez que j'en ai profité pour noter en douce la taille du sexe de Vlad, qu'il m'a communiqué. Et gare à celui qui affirmera qu'il y a deux syllabes de trop dans le dernier mot de la phrase précédente.

 

Donc, si en lisant cette note, vous avez entendu parler de Brad Pitt vous faisant l'amour ou de Salma hayek dansant nue sur votre table basse de salon, c'est que vous vous êtes endormi(e), preuve manifeste que vous vous êtes ennuyé, auquel cas, faites le moi savoir en m'envoyant "Fanny Berrebi tu es si douce et si merveilleuse que le paradis lui-même ne pourrait te supporter", suite à quoi je vous enverrai un mail contenant un mot de passe à prononcer un soir de lune demi-molle en dessous de soie et au dessus de la Plaine Saint Denis en décembre. C'est un peu l'effet que fait le sexe de Vlad, du moins c'est ce qui se dit dans tout le sennonnais.

 

Pour ma part, je vous laisse là, forte pour ma part de la satisfaction du travail accompli et d'une paire de chaussons estampillée "Hôtel Meridien" ainsi qu'une boite d'allumette et un crayon du même label, parce que comme aurait dit ma vieille tante Agathe, si j'avais eu une vieille tante Agathe : "les grands hôtels, faut toujours y voler kekchose pendant que t'y es, parce que c'est pas quand t'y es plus que tu vas pouvoir le faire". Et croyez moi j'ai un respect immense pour la philosophie de cette femme.

 

Un gros bisous à tous ceux qui seraient arrivés ici par n'importe quel biais, parce qu'un jour, peut-être au détour d'une absence prolongée, pourrez-vous, vous aussi, devenir mon amoureux…

 

 

*La prochaine fois nous explorerons l'hypothèse suivante : si Fanny n'est plus célibataire, est-ce que c'est de nature à bouleverser l'ordre des choses au point que sa vaisselle se lave toute seule ou doit-on y voir les conséquences de son récent emménagement chez sa grand-mère ?

 

Mais là pour l'instant je peux pas j'ai pis(sé dans la gly)cine).

 

UPDATE du vendredi 13 avril : Saint Jason, sciez pour nous.

 

Alors pour info je ne me suis pas maquée avec Vlad. T'es fou ? Limite si y'a pas que le TGV atlantique qui y est pas passé dessus à cette coquine. Je suis une vraie machotte moi ma poule, je tape dans le haut de gamme. Quant à penser que Vlad eut pu, du haut de ses talonnettes en strass me payer une nuit au Meridien... j'en ris Cartier Bresson.

Hier c'était juste son anniversaire. 

Merci

(et pardon) 

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