Nouvelle Star, Titaniqué la soirée

En tant que blogueuse über de Montmirail (que trépasse si je faiblis), j'ai fait partie, la semaine dernière, "d'un nombre privilégié de personnes qui ont été choisies pour participer à un événement exceptionnel et encore jamais réalisé par la production d’M6 .. un moment de détente avec les 5 finalistes de la Nouvelle Star 2009" (ça c'est de la promesse). Soirée au cours de laquelle il était notamment prévu de jouer à Lips (nouveau jeu sur Xbox) avec les 5 finali(p)stes et tout un tas de ces petites choses qui font les soirées réussies. Qu'elle disait ...

Non sans terminer son message par un lapidaire et néanmoins pas français : "Il ne va sans dire qu’aucune dérives ne sera acceptées".

 

Une expérience qui ne va sans rappeler le scénario de Titanic ...


L'histoire commençait pourtant bien.

 

Par une journée très banale que le soleil avait négligé, une jeune blogueuse bien sous tous rapports avait rendez-vous sur un yacht pour y passer la soirée en compagnie des vedettes en vogue dans le secteur de la ménagère de moins de 13 ans et demi.

 

Consciente de son imposture dans l'affaire des 5 blogueurs les plus privilégiés du paysage français, elle arriva sur le quai qui pue et retenit sa respiration mais pas sa conjugaison. Tout est affaire d'adaptation, se dit-elle alors.

Il ne va sans préciser que toute la presse ado était sur le pont (si vous me permettez l'expression) pour cet évènement fort heureusement exceptionnel.

A peine montée, la fit-on redescendre pour faute de ponctualité, car en effet il était 20h et non 20h15. Essentiel quart d'heure pendant lequel il peut se produire des évènements terriblement essentiels dans la vie des 5 finalistes de la nouvelle star comme Soan qui se lave les dents ou Thomas qui termine le tome 2 de Embrouilles chez les grenouilles (Grasset jeunesse).

 

La vérité, et je ne le sus qu'en montant sur la pénible péniche tanguante, c'est qu'à peine montée j'aurais envie de prendre la tangeante.

Mais c'était trop tard, les trois prochaines heures de mon destin étaient scellées à Gamay.

 

Une heure et 5 "I'm the king of the world" plus tard, j'en étais toujours à discuter avec mes copains blogueurs en faisant même pas des Ah et des Oh devant les péniches de la vedette... les vedettes de la péniche, pardon. Trop occupée que j'étais à tâcher d'inverser la polarité du tangage à grand renfort de Piper Heidsick.

 

Saperlipopeye, me dis-je alors (elle préfère l'humour en mer) : il va ptêt falloir songer à échanger quelques points de vue avec les personnes présentes séant.

Hélas, et c'est là toute l'injustice du Titanic, il n'y avait sur ce bateau pas assez de cerveaux pour tout le monde.

Il fallut donc faire une sélection drastique dans le choix de ses interlocuteurs. Ce qui explique en partie pourquoi je passai un moment non négligeable à discuter avec ma coupe de champagne.

J'en étais à créer un spectacle de marionnettes entre un mini burger et une roulade de salsifis, lorsqu'ils ouvrirent la fontaine à chocolat.

Et là ce fut le drame.

Le spectacle était sordide.

Courant en tous sens, les femmes se tiraient les cheveux, les hommes se battaient avec leurs chemises, pendant que Moïse, l'ancienne nounou monneyait la distribution des chamallow sous l'oeil de Carmina Burana Camelia Jordana, occupée à se repeindre le visage au cacao.

De toute part, il y avait des choses horribles comme une mèche de Thomas.

Une fille, paniquée et vraissemblablement drunk s'écriait "ON VA TOUS VOMIR !"

Gardant mon calme, je l'apaisai immédiatement en m'administrant une forte dose de Piper heidsick et retournai sur le pont pour faire pipi dans l'eau.

Projet avorté par l'arrivée de Soan qui semblait penser que la misère serait moins pénible si elle était moins pénible.

 

Tremblante d'épuisement, j'attendis que la fureur se calme pour engager une partie endiablée de Lips contre une blogueuse bien sympa.

(D'ailleurs je ne l'ai pas précisé mais les blogueurs présents sur le bateaux (longue vie à eux) étaient sans doute la plus belle chose dans ma vie à ce moment précis de la soirée).

Une partie qui fut interrompue par le début des interviews.

Bien décidée à réaliser ma toute première interview "coucher pour réussir", je m'imaginais déjà la future Ardisson de la blogo lorsque je me posai à côté de Thomas et Leila qui remuaient leurs lèvres sans que rien d'intelligible n'arrive à mes oreilles. Ce n'est que lorsque j'ai été en mesure d'entendre ce qu'ils disaient que rien de plus intelligible n'est arrivé à mes oreilles.

Il était hélas trop tard pour me jeter par dessus bord, alors j'ai décidé de faire pire.

Un type, vraissemblablement encore perturbé par l'épisode de la fontaine à chocolat (sous le choc, donc) couru vers moi et agita ses cheveux en éructant des injonctions qui parlaient de questions à poser et de gens qui attendaient.

Polie (et soudain aphone), je lui demandai alors l'autorisation de poser ma question, laquelle je lui détaillai avec moult mots qui incluaient presque tous les notions de "coucher" et de "réussir".

Après avoir dûment cru que j'avais son autorisation, je dirigeai une bouche décidée vers Thomas (drôle de choix que nous mettrons sur le dos de Piper H.) et lui tint à peu près ce langage :

"Penses-tu que coucher pour réussir, c'est toujours un bon moyen de coucher ?"

 

Voici à peu près sa réaction :

 

fry-panique-questions.jpg


Nearly Scared to Death - Watch more Funny Videos

 

Soudain, celui là même qui peu de temps avant m'avait accordé son consentement dans un accès de surdité, se jette sur moi et essaie de me passer les fers pour me mettre dans les cales du bateau.

Des questions sérieuses, qu'il voulait ...

Je me suis sauvée sur le pont en essayant de mesurer mon taux d'alcoolémie histoire de m'assurer que je ne m'étais pas transformée en Etienne.

Etienne, vous savez, c'est ce mec qu'on retrouve dans toutes les soirées. plus la soirée est prout-prout, plus le Etienne est bourré et qui trouve toujours le moyen de se jeter sur la grand mère en lui disant "t'sais que t'saisukezjfgzjehfgzqhefgh" avant de se faire lourder en hurlant "JE NE SUIS PAS UN NUMERO, JE SUIS UN HOMME IVRE !"

 

Sur ces entrefaits, je rentrai chez moi, me couchai et rêvai que je jouais à Lips avec Damien.

Ou alors c'était chat-bite...

me souviens plus...

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