La tarte, au poil

Bonjour,

Il est de ces évènements qui donnent à penser que les gens n'aiment rien tant que se prendre des claques, finalement.

 

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C'est l'histoire de trois grasses qui se rendent au bal. L'action à lieu dans le nord du portugal, à Misery (prononcez comme il se doit "Michery"), dans la région (dénuée) de Sens, 89, Senonais, Yonne, Bourgogne, 9 lettres, pas mieux.

 

Leur quête était simple et celle de toute jeune fille se rendant au bal pour la 19ème fois en trois mois. Toutes trois étaient d'accord, ce serait à la première qui y arriverait en premier (beaucoup plus inutile finalement que de récompenser celle qui arrive première à le faire en dernier, bien qu'elle mérite une médaille pour ce genre de trucs).

 

Ce soir, disaient-elles, pétillantes comme des renvois de gaz carbonique, c'est sûr, ce soir je pose ma galette.

 

Le bal commençait bien. ll y régnait une ambiance de misère du monde tout à fait raffraichissante agrémentée d'une fine pluie et de quelques flatulences de bouche qui font dire "oh tiens tiens mais y'a des vaches dans le coin ?". Non en fait c'était un chanteur à voix et à moustache qui faisait ses vocalises avant de monter sur ses grands cheveux et aussi sur scène.

 

Dans un coin, trônait plein de recul, entre deux chaises, un prince tout à charmant qui avait l'air de se la péter mais gravement.

 

Les trois grasses, pleines de cette éducation qui est le lot des jeunes filles de leur rang, se mirent à chuchoter dessus lui en toute discrétion, riant sous cape et des pets il n'y eut point, faut pas déconner, on est dans la bouse mais on a nos limites.

 

La soirée, ainsi se passa, dans le calme moite de la trempette organisée qui fit concours de t-shirt mouillé qui me fait penser à vous faire remarquer qu'il est bon d'éviter le soutif noir sous t-shirt jaune à moinsssse comme on dit dans le sud que vous ne souhaitiez profiter de l'aubaine pour aborder beau gosse qui au demeurant est très sympa, pour un ninja sur les bords de l'Yonne.

 

L'une des grasses, la plus honorable des trois, dans ce français un rien désuet qui dit qu'honorer signifie "prends moi grand fou je viens du sud et par tous les chemins, j'ai le sud au cul", ne se préoccupait que peu de ces gents damoiseaux oisifs non originaires de l'Oise, sinon tu penses...

 

Elle n'avait qu'une idée en tête (si tant est qu'on puisse parler de tête) : se farcir un plat de nouilles de chez Picard, le roi du "sûr" gelé (et quand le sûr est gelé, y'a plus rien de moins sûr).

 

Phrase à double sens, attention, serrez à droite : Ca faisait un bout qu'elle avait mangé déjà (elle avait donc très faim).

 

Mais le Picard de son quartier était fort tôt fermé, étrange inhabitude ... était-il en faillite ?

 

Nenni, il était disons ... en grève le bougre, fallait falloir s'y faire, mais heureusement c'était passager. Fort tôt fermé pour les cons types actions passagères, et pfriout, tout va pour le mieux.

 

Le voici donc, manifestant son mécontentement à travers tout le village lorsqu'il tomba devant notre grasse, déjà bien frustrée qui espérait encore avoir son plat de nouilles avant la fin de la night, pendant que les deux autres grasses défiaient tout le voisinage à coup de boules en tenant fermement la queue parce que le billard est un jeu qui vont très bien ensemble.

 

Elle arbora un sourire gentil lorsqu'il se planta devant elle en lui psalmodiant ses chansonnettes revendicatives.

 

- Arrête lui dit-elle, steuplé.

 

Mais il n'entendit rien.

 

- Première somation, mets tes mains sur la tête et secoue le bas des reins en faisant coin coin ou je tire ou je pointe !"

 

Hélas, cette fois encore, il ne fit semblant de rien.

 

Faisant fi de la foule s'agglutinant autour de lui, le Picard se jeta sur son cousin Jean et le viola. c'en était trop pour la grasse qui devant cet outrage à Jean fit la dernière somation d'usage avant d'abattre sur le manifestant le bras vengeur de la justice.

 

En bonne gardienne du calumet de la paix, elle lui fit une soufflette. Hélas, elle eut la main lourde sur le matos et sa paume à elle fit paf quand sa machoire à lui fit clac, mandale d'arrêt.

 

Ce n'est qu'après avoir esquivé un coup de tête balayette manchette retourné en se cachant derrière un oiseau rare qu'elle put enfin présenter ses excuses officielles non sans préciser que s'il ouvrait encore sa bouche, elle lui ferait manger ses poils de cul à la ciboulette (et six boulettes, ça fait beaucoup).

 

L'une autre des trois grasses, quelle hirondelle de salami, léchait consciencieusement sa plaie dans un coin, tandis que la troisième, Andrée qu'elle s'appelle, regardait sous la jupe d'un flibustier écossais pour voir s'il n'avait pas volé ses ses co(q)uilles qui font recette et ça paraît louche.

 

L'oiseau rare poussa la chansonnette, on trinqua entre amis (dans les yeux), la soirée fut belle et bien arosée.

 

La grasse, mâtinée de faim non assouvie, goûta les mets du concurrent, restaurant japonais ultra rapide. Elle finit sa nuit en câlinant ses nouvelles amies les araignées à la belle lumière du soleil de plomb qui la fit transpirer sous le reine-claudier en chantant en vestige de la langue d'Oïl dont on trouve des traces chez Molière et La Fontaine : "le roi des cons, je l'ai".

 

 

Et souhaitons la bienvenue à tous ceux qui auront tapé "tarte au poil" sur google.

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